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À propos

Histoire

La plupart des lecteurs de cet historique ne savent sans doute pas que l’Association d’art des universités canadiennes a maintenant 51 ans. Lorsqu’Alan Jarvis est devenu le directeur de la Galerie nationale en 1956, il a convoqué une réunion des professeurs d’art et d’histoire de l’art. Richard Williams, directeur de l’école d’art de l’University of Manitoba à l’époque, a assisté à cette réunion, qui a eu lieu à Ottawa et dont le but était d’échanger des informations et d’explorer l’idée d’une association des départements d’art et d’histoire de l’art des universités canadiennes. Il y a été résolu que la réunion constituait la réunion d’inauguration de l’Association d’art des universités canadiennes (en tant qu’association de départements d’art et d’histoire de l’art, non de particuliers). Un comité directeur a été formé et placé sous la direction du professeur Peter Brieger, du département d’art et d’architecture de l’University of Toronto. La nouvelle association a tenu des assemblées annuelles, auxquelles les membres des départements pouvaient assister, mais où chaque institution n’avait droit qu’à un seul vote. Au cours des onze années suivantes, le professeur Brieger a assisté à diverses réunions internationales en tant que représentant canadien.

En 1967, l’année du centenaire de la Confédération canadienne, une importante conférence sur les arts et l’université a eu lieu à la Queen’s University. Des artistes et historiens de l’art faisaient partie des nombreux membres de l’assistance. « Cette réunion, selon Richard Williams, a jeté les bases de l’AAUC que nous connaissons aujourd’hui. » En même temps que la conférence, l’AAUC a tenu son assemblée annuelle, dont un point important de l’ordre du jour concernait ce qui pouvait être fait pour les professeurs d’art et les artistes eux-même. Il était clair que l’association devait élargir son effectif et un nouveau conseil a été élu : Paul Walton a été nommé président, Richard Williams, vice-président, et Louise Funk, secrétaire-trésorière.

En 1970, Richard Williams est devenu président, George Rosenberg, vice-président et Virgil Hammock, secrétaire-trésorier. À l’expiration de son mandat, Richard Williams est demeuré membre du conseil jusqu’en 1979 en tant que conseiller auprès du président.

En 1974, sous la présidence de Virgil Hammock, l’AAUC/UAAC s’est enregistrée en vertu de la Loi sur les Corporations canadiennes. Donald Gordon Maxwell Coxe, Eric Cameron (Guelph University) et Robert Welsh (University of Toronto) ont déposé la demande. Le premier bureau de l’Association se composait de Virgil Hammock (University of Manitoba), président, Robert Welsh, vice-président et Eric Cameron, secrétaire-trésorier.

Selon ses statuts, le conseil de l’AAUC consistait en un président, un vice-président, un secrétaire-trésorier et 5 personnes représentant les cinq régions du Canada : les Maritimes, le Québec, l’Ontario, les Prairies (le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta) et la Colombie-Britannique.

L’adhésion à l’association était ouverte aux professeurs des facultés d’art ou d’histoire de l’art des universités ou autres institutions remettant des diplômes. Pouvaient aussi en faire partie ces institutions ainsi que les galeries d’art et les musées. Les autres catégories comprenaient les membres bienfaiteurs, associés et étudiants. On croit que les statuts ont été modifiés en 1984 afin de permettre à d’autres professionnels du domaine des arts, notamment aux conservateurs, de devenir membres de l’Association.

Dès le début, l’Association a voulu assurer aux facultés universitaires d’art et d’histoire de l’art une présence à l’intérieur du réseau des disciplines universitaires du Canada, établir un forum pour l’échange d’idées et les travaux de recherche dans les domaines représentés, et mettre en place un cadre où les membres pourraient s’exprimer sur les politiques publiques les concernant. « J’ai présidé l’Association, déclare Virgil Hammock, à une époque d’expansion. Nous voulions que l’organisme représente et les facultés d’arts visuels et les facultés d’histoire de l’art. Ce n’était pas une tâche facile puisqu’il y avait un certain degré de dissension entre les deux groupes. »

« Nous avions d’excellents rapports avec la College Art Association (CAA) pendant cette période. Durant les années 60, j’avais été l’élève, à la Indiana University, d’Albert Ellsen, qui était maintenant président de cette association. M. Ellsen a siégé à notre conseil pendant un certain temps et j’ai siégé au sien. Les deux organismes ont tenu une réunion conjointe à Toronto. Nous étions moins nombreux qu’eux, mais c’était véritablement une réunion conjointe; l’AAUC n’y était pas à titre d’invitée ».

Initialement, la revue RACAR était publiée par la Society for the Promotion of Art History Publications in Canada. Son premier rédacteur en chef en était Claude Bergeron, de l’Université Laval (1974-1975 et 1977-1983). En février 1976, à l’assemblée annuelle de l’AAUC à Edmonton, la revue RACAR est devenue l’organe officiel de l’AAUC (voir « Les vingt ans de RACAR », RACAR, vol. XX, no. 1/2, 1993.)

En tant que revue de l’AAUC et unique revue générale d’histoire de l’art au Canada, RACAR reflète l’envergure et la diversité des pratiques d’histoire de l’art au Canada et ne se limite pas à une seule approche. Elle a également tenu compte des questions et changements qui ont caractérisé le domaine au niveau international au cours des vingt dernières années.

(Remerciements à Adele Ernstrom, Virgil Hammock, John Osborne et Richard Williams)